jeudi 27 décembre 2007

Les rues de la Medina d´Alger avant 1830

Les rues d´Alger avant 1830


La médina berbère appelée à tort Casbah, a été fortifiée par les frères Barberousse pour résister aux diverses tentatives Anglaises, Espagnols et Françaises de conquête d´Alger. Ces travaux qui prirent fin en 1542, permirent d´encercler la ville antique qui s’étend sur 70 ha d´un mur de 11 à 13 mètres de hauteur. Le mur fait de briques crues était réunies par du mortier composé de chaux grasse, de terre rouge et de sable de carrière et reposait sur un soubassement de tuf. Un vestige de ce mur faisant face à la maison d´arrêt de Serkadji peu être encore admiré.

La médina fortifiée, construite sur colline, présentait alors 7 portes (Bab) : Bab-el-oued (Porte du ruisseau), Bab-triq-essour (Porte de la voie de la fortification), Bab-azzoun (Porte d´Azzoun), Bab-dzira (Porte de l´île), Bab l´bhar (Porte de la mer), Bab-jdid (Porte neuve) et Bab-el-casbah (Porte de la Casbah) sont les noms mythiques dont seul subsistent aujourd´hui la dernière porte et des repères abstraits que l´on peut delimiter par le quartier de la marine, le square Port-Said, le marché de Bab-Azzoun, la citadelle de la Casbah, Le lycée Emir abdelkader et le Bastion 23.

La porte de Bab-azzoun 1832.

De nombreuses rues étroites sillonnent la médina. Beaucoup de ces rues sont de chemins romains ou d´anciens ravins comblés ayant servies d´égouts ouverts à l´époque berbère. Les rues portent essentiellement le nom du métier exercé par les propriétaire de boutiques y attenant : zenqat sebbaghines ( rue des teinturiers), des bechmagdjia (baboucheries), des ferraghia (fondeurs), des ressassia (plombiers) ou zenqt Mqaissia (fabriquant de bracelets) sont autant d´exemples.
En plus de ses noms, d´autres faisait plus simplement référance à la description du lieu ou de la présence d´un élement particulier ex.: Mcid eddalia (Ecole de la vigne), Fern el-djmal( Four des chameaux), Hammam Maleh (Bain à l´eau salée), Sabat el hout (Voute du poisson), Ain Hamara (Fontaine rouge), Souk djama echema°in (Marché de la mosquée de fabirquants de bougies), Kahouet (Café ), Homa (Area ), Kouchet el khondok (Four du canniveau), Akba´t Chaouech (Cote de Chaouech),Zaouia (Confrérie spirituelle),Derb l´ksir (Petite entrée du qurtier), Bir el medbah (Puit de l´abattoire), Dar Serkadji (Maison de Serkadji), Triq el-casbah (Chemin de la Casbah) ....



La ville bénéficie depuis l´époque romaine d´un system d´approvisionnement par aqueduc d´eau potable. Ce réseau est enrichi par les aqueducs en poterie construits par les populations Andalouses. Les turcs amélioreront le systéme d´égouts en creusant des évacuations 1m sous le system d´irrigation eau potable.


Alors que les tremblements de terre de 1364 et de 1716 détruiront une bonne partie de la ville érigée par la tribu berbère des Beni-mezrena, les quartiers Sud de la médina qui abritait avant 1830 en majorité de Mosquées, Souks, Fondouks (hôtels) et Palais seront détruits par le génie français pour « faciliter » le transport de troupes. De nouveaux aménagements verront alors le jour plus tard et donneront à la ville ses premiers cachets d´une ville européenne

1 commentaire:

farabi a dit…

le titre du l'article est bien les anciennes rue de la casbah d'alger, et je ne sais pas pourquoi, il n'est pas complet.

tout d'abord les mosquées et les mosselattes, qui existaient, dont la plupart ont été détruite par l'armée française.

ne faut il pas reprendre le travail effectué par mohamed boutalbi, sociologue, actuellement professeur à l'ists, dont son mémoire est déposé au niveau de la bibliothèque nationale,et dans lequel il cite les anciens quartiers de la casbah et non les anciennes rues, car avant 1830, les noms des rues n'existaient pas.

el farabi